
Histoires de Cheveux : Avant le Mexique, Il y Avait des Traditions Autochtones
Avant Qu'il y Ait une Nation
il n'y a jamais eu une seule histoire autochtone des cheveux. il y en a eu beaucoup, et cette différence compte.
Plusieurs peuples, plusieurs significations
Bien avant que mexicaine ne devienne une identité nationale, les nombreux peuples autochtones de Mésoamérique, les Nahuas, les Mayas, les Zapotèques, les Purépechas, les Mixtèques et des dizaines d'autres, entretenaient chacun un rapport distinct aux cheveux. Il faut le dire clairement : il n'y a jamais eu une seule histoire autochtone des cheveux, pas plus qu'il n'y a eu une seule langue ou une seule cosmologie autochtone.
Ce qu'ils partageaient n'était pas une pratique unique, mais l'idée que les cheveux n'étaient jamais neutres. Ils pouvaient signaler l'âge, le statut, l'état matrimonial, un rôle spirituel ou l'appartenance, et la manière exacte dont ils le faisaient variait énormément d'une région à l'autre. Dans de nombreuses communautés nahuas, la coiffure marquait l'étape de la vie d'une façon que chacun lisait immédiatement. Chez certains groupes mayas, la longueur et l'arrangement des cheveux se rattachaient à la pratique religieuse et à la place de chacun dans un calendrier rituel. Ce n'était pas un ornement posé sur l'identité. C'était l'identité, rendue visible.
Un sens qui n'a jamais été la beauté
Ce qui me frappe, avec le recul, c'est à quel point tout cela avait peu à voir avec la beauté au sens où nous employons ce mot aujourd'hui. Couper les cheveux pouvait marquer un rite de passage, un deuil, une transition spirituelle. Dans certaines communautés, on croyait que les cheveux portaient une forme de force vitale, et c'est en partie pourquoi les couper, les laisser pousser et les coiffer était traité avec une telle précision plutôt que laissé à l'habitude.
Le soin des cheveux n'a jamais été un simple entretien. Il était social, spirituel, profondément intentionnel. Chaque choix, de la longueur à la parure, communiquait quelque chose de réel à ceux qui savaient le lire.
Ce qui a survécu
La colonisation a détruit d'immenses pans de ce monde, et c'est une lettre à part entière, qui viendra plus loin dans cette série. Mais tout n'a pas été perdu. Certains instincts autour du soin et de la révérence ont survécu dans des familles et des régions qui les ont gardés, souvent discrètement, sans cérémonie.
On en voit encore les traces : la façon précise dont certaines grands-mères séparent les cheveux au centre par principe et non par mode. L'insistance, dans certaines familles, à ne pas couper les cheveux certains jours. La conviction, transmise sans grande explication, que les cheveux ne doivent jamais être manipulés brutalement. Ce ne sont pas des superstitions, mais le résidu d'une vision du monde où les cheveux comptaient énormément.
Dans ma propre famille, cela a pris une forme très littérale. Les cheveux de ma grand-mère n'ont jamais été coupés. Elle a accouché seule dans une forêt, sans personne d'autre qu'elle-même. Les manières autochtones d'habiter le corps, ancrées, autonomes, sans peur, n'ont pas disparu. Elles ont simplement continué à vivre dans des familles qui n'ont jamais cessé de les pratiquer.
Quelque chose d'utile à emporter
Pour toute femme dont les cheveux ont commencé à changer, plus fins par endroits, plus épais ailleurs, plus lents à tenir une coiffure, il y a quelque chose de rassurant dans cette histoire. Les cheveux ont toujours été lus comme une chose vivante et changeante, sensible au temps. Les traiter avec cérémonie plutôt qu'avec frustration est en soi une pratique très ancienne, et bien plus indulgente que d'essayer de les corriger vers une version qu'ils ont déjà quittée.
Retracer cette histoire, ce n'est pas l'aplatir en un seul récit. C'est l'inverse. C'est affirmer qu'il y a eu de nombreuses traditions, de nombreux sens, de nombreuses façons de prendre soin bien avant qu'une nation n'existe pour les revendiquer. Le respect ressemble à laisser cette complexité tenir debout.
Avec amour depuis Bali,
Myrah
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